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Couché de soleil sur la montagne que nous allions contourner le lendemain

Comme Eric a déjà publié le récit de la course, je ne répéterai pas les raisons pour lesquelles nous nous sommes inscrits ni les détails du parcours. Pourquoi s’inscrire à un 48km quand notre confiance est assez basse? En regardant le vidéo présentant la course, un témoignage m’a marqué. Un gars disait qu’à cet endroit il n’y avait pas de pression. Que malgré le fait que certaines personnes y allaient pour gagner, la plupart des gens y étaient pour avoir du bon temps. Ça enlevait de la pression pour un débutant. Tu avais juste à faire ta propre course. Il n’en fallait pas plus pour que je dise oui (ça et la possibilité d’aller au Vermont et le fait que c’était vraiment pas cher). Malgré tout, je ne voulais pas en parler avant, au cas où. Je n’avais jamais fait cette distance, ni sur route, ni en sentiers. Je pense qu'Éric a le don de saisir le moment où je suis incapable de dire non et où il y a une petite lueur dans mes yeux pour nous inscrire à une nouvelle distance.

La semaine avant, j’ai commencé à stresser un peu car je doutais encore et aussi parce que je ressentais une nouvelle douleur à une jambe. Dommage pour Eric qui était pas mal plus enthousiaste que moi. Finalement, après pas mal de discussions avec moi-même et sûrement cinq livres de plus pour nourrir mes émotions, le stress a commencé à tomber peu avant le départ au Vermont, la veille de la course. J’ai décidé de voir cette course comme un entrainement, qu’il ne pouvait rien m’arriver de grave et que je la finirais, même si c’était en marchant les derniers kilomètres puisque nous avions beaucoup de temps pour terminer le parcours. En plus, la température s’annonçait belle. Ça a aidé même si j’étais prête à tout.

 Brume matinale à la ferme Riverside, VT

Brume matinale à la ferme Riverside, VT

J’avais trois objectifs pour cette course (le premier étant plus réaliste et le troisième moins, plus de rêve) :

  1. Terminer mais en restant positive. Qu'Éric passe quand même une bonne journée avec moi.
  2. Avoir encore de l’énergie à la fin pour courir.
  3. Terminer en bas de 10h.

Je ne voudrais pas répéter ce qu'Éric a dit mais je suis bien contente de ma course. Surtout parce que mon moral était bon, et ce, même si nous étions presque derniers dès le début. Je ne me suis pas rabaissée. J’ai fait ma propre course sans partir trop vite et ça semble avoir bien fonctionné. J’étais surprise de pouvoir courir encore à la fin. Je crois que les back to back m’ont aidée pour ça. Au 34e kilomètre je me disais que je devais prendre ça pour ma 2e sortie après une longue course. Je pense après coup que j’aurais peut-être pu pousser un peu plus certaines sections. Je me suis protégée en me disant que je devais me garder un peu d’énergie pour la fin. J’aurais peut-être pu pousser pour essayer de dépasser la fille devant moi. Je ne sais plus si la fatigue était physique ou plutôt mentale. J’ai tendance à toujours faire ça en course. En même temps, mon but était de le finir avec un peu d’énergie mais aussi, ne pas me blesser et bien récupérer pour l’UTMA, et pour le retour au travail le lundi. Alors j’ai été sage plus que compétitive.

Voici donc quelques notes sur la course :

  • Nos sacs étaient pesants mais comme j’ai entendu souvent des histoires de ravitaillement sans eau ou avec peu de nourriture, nous n’avions pas pris de chance. Nous avions sûrement trop de nourriture alors je calculerai mieux la prochaine fois mais encore, je ne savais pas combien de temps j’allais être sur le parcours.
  • Les barres XactNutrition Fruits 3 avec caféine sont vraiment efficaces en cas de baisse d’énergie. Mais il ne faut pas attendre trop la baisse avant de manger.
  • J’aime le fait que les gels me donnent rapidement de l’énergie mais j’aimerais en trouver une saveur pas trop horrible. Concombre et menthe fut décevant!
  • Une toilette chimique est un luxe que j’ai pu apprécier au 42e kilomètre...
  • Une petite comptine de Passe-Partout, ça aide à passer le temps dans une longue montée.  
  • J’aime bien quand Eric chante, mais du Spandau Ballet super fort quand moi je pompe, c’est non!
  • Dormir dans l’auto la veille, ça allait quand même. Mais dormir trop longtemps sur le côté sur une surface dure te rappelle que tu n’as plus 15 ans.
  • Trouver quoi manger dans un restaurant la veille d’une course peut être complexe, Arrêter dans une micro-brasserie n’était sûrement pas l’idée du siècle. Le magasin général aurait été parfait ou une petite épicerie du même genre.

Est-ce que, comme la 6/49, ça change le monde de courir son premier ultra? Non. Pas plus que son premier 5km et chaque nouvelle distance. Et la vie reprend bien normalement le lendemain. Chacun ses défis. On y trouve de la fierté dans chacun mais j’aime l’ambiance et la gestion de course en ultra. Cette course là m’a vraiment donnée le goût de continuer, tant que je pourrai gérer le volume d’entrainement que ça demande avec la famille. Et puis comme fin de semaine d’amoureux, c’est l’idéal non?

 Cette montée état brutale.

Cette montée état brutale.


 Riverside Farm, Pittsfield, VT

Riverside Farm, Pittsfield, VT

Since Eric already published his race report, I won’t repeat why we registered for the Peak Ultra. Why enroll on a 30 miles race when your self-confidence is so low? While watching the video presentation of the race, one thing struck me. A guy was saying that there was no pressure in this race. Sure, some people were there to win, but most were there to have fun. It was a good place for a first ultra because of the lack of pressure and people were just doing their own races. It was all it took to convince me (plus the fact that it was in Vermont and the entry fee was cheap). Still, I did not want Eric to tell people we were going… just in case. I never ran that far before, especially on trails. It seems Eric always see that little glimmer in my eyes when I can’t say no to a new distance challenge.

The week before the race, stress hit me. I was doubting myself. I had pain on the front of my lower leg. Something I did not feel since my volleyball days in high school. Too bad for Eric who was ecstatic about the race. I had to talk to myself, and I must have gain 5 pounds from eating my emotions, but finally, the day before leaving for Vermont, I found some inner peace. I decided to see this race as a long training run. What was the worse that could happen? I would finish the race, even if I needed to walk to the finish line. The weather forecast was great, so it helped, but I was ready for anything.

I had three goals for this race, even though the last one was more a wish than a goal:

  1. Finish with a good attitude. I wanted Eric to have a nice day with me.
  2. Still have enough energy to run at the end.
  3. Finish below 10 hours.

I don’t want to repeat what Eric said but I’m really happy about my race, especially since I kept a positive attitude. Even if we were at the back of the pack, from the start, I did not bring myself down. I ran my own race, starting slow, and it seemed to pay off later. I was surprised to still be able to run at the end. I think the long back to back trainings helped a lot. At mile 21, I decided to see it as if I was on my second run of the weekend. I think I could have pushed harder on some sections of the race. I preserved my legs because I wanted to keep some energy for the end. Maybe I should have tried to pass the girl in front of me. I was tired, but I don’t know if it was physical or mental. It’s always like that in a race. At the same time, my goal was to finish with some power left and without hurting myself. I wanted to stay injury free and recover well for UTMA (and work on Monday). I ran more conservative than aggressive.

Some thoughts on the race:

That felt good :)

  • Our packs were heavy but I often heard stories of aid stations lacking food and water, so we did not take any chances. We had too much food, so next time, I’ll plan better. Still, I had no idea how much time it would take me.
  • XactNutrition Fruit3 bars, with caffeine, gives a really nice kick. Don’t wait until you bonk to have one.
  • I like the fast energy boost I get from gels, but is it possible to get good flavor? Cucumber and Mint was aweful!
  • A porta-potty is a luxury that I appreciated at mile 26.
  • A little Passe-Partout song helps to think about something else on the big climbs.
  • I like when Eric sings… but Spandau Ballet, very loudly, when I suffer and breath hard on a long climb, that’s a big NO!
  • Sleeping in the car is not so bad. Sleeping for too long on your side, on hard ground, reminds you that you are not 15 anymore.
  • Finding what to eat in a restaurant, the night before a race, is tough. Stopping in a pub was not our best idea. The General Store, or something like it, would have been perfect.

So, does running your first ultra changes everything? No. Neither than your first 5k or each time you run a new distance. Life goes on, as usual, on Monday morning. To each his challenges. You can find pride at every distance, but I like the atmosphere and the race management in ultra-running. This race really gave me the taste for more. As long as I will be able to manage the training volume with the family, I want to do more. And seriously, can you ask for a better date with your lover?

 Pittsfield's General Store

Pittsfield's General Store

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