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Par où commencer? J'ai vu des paysages immenses et magnifiques et rencontré des gens qui le sont tout autant. Il a fait chaud, c'était brutal, mais ça valait chaque goutte de sueur.

Vendredi soir, pendant que je soupais tranquillement au parc du Bic :)

J'ai quitté Sherbrooke après dîner vendredi, seul. Le départ a été beaucoup plus difficile qu'on le pensait. Edith s'est blessée, une semaine après le Peak Ultra. Malgré les traitements, c'était impossible pour elle de faire la course avec moi ce weekend. Elle a pris la sage décision de remettre sa course à l'an prochain (Merci Roxanne). Elle a aussi décidé de rester à Sherbrooke avec les enfants et de travailler lundi au lieu de prendre le congé prévu. Je respectais sa décision et ça m'enlevait une certaine pression parce que j'avais peur qu'elle trouve le temps long à m'attendre pendant la course. Mais au moment du départ, tout ce beau raisonnement logique est parti en fumée. Je voulais qu'elle vienne, elle regrettait sa décision, ce fut dur de briser le câlin pour embarquer dans l'auto. On apprend de nos erreurs... je ne repartirai pas sans elle.

En partant, j'étais stressé. C'est la première fois que je fais une course sans Edith. Nous avons toujours couru ensemble ou elle était là pour m'aider ou m'encourager (Bromont Ultra). Là, je quittais la maison seul. Quand je suis arrivé au parc du Bic, ma destination pour le premier soir, le paysage était magnifique. J'appréciais chaque moment mais en même temps, je me rendais compte que toute la beauté du monde est plus fade quand on n'a personne avec qui la partager. Tout au long de la route, le lendemain matin, je me disais la même chose en découvrant des paysages à en couper le souffle.

Quand je suis arrivé au Mont Albert, il y avait déjà des coureurs du 22km qui avaient terminé leur course. J'ai pu discuter avec plein de gens intéressants dont Simon-Pierre qui vient de faire un FKT (Fastest Known Time) sur la traversée de Charlevoix. Un jeune homme vraiment sympathique. J'ai aussi croisé Junior, entraîneur du club de trail de Sherbrooke, qui partait encourager mon amie Jessy à mi-parcours du 100km. Je l'ai accompagné et j'ai constaté, une fois de plus, comme cette fille est forte. Quand elle est repartie du ravito du 55km, je ne pense pas que j'aurais été assez rapide pour la suivre. Elle a terminé la première chez les filles et 8ème au total dans une course brutale où le taux d'abandon fut de plus de 50%.

Le soir, j'ai pu voir les premiers coureurs du 100km terminer leur course. C'était évident que la chaleur les avait affectés. J'ai vu Florent arriver avec ses enfants. J'ai rencontré Richard que je ne connaissais que virtuellement. J'ai aussi vu Sébastien passer le fil d'arrivée. Ça donne toujours une bonne motivation la veille d'une course. Comme je couchais dans le stationnement à côté de l'arrivée, j'ai entendu des coureurs entrer tout au long de la nuit. Le matin, je suis allé prendre un café en regardant des coureurs franchir la ligne 24 heures après le départ. Wow! Quelle détermination. J'ai croisé Martine qui attendait son amoureux, toujours sur le parcours.

C'était maintenant le temps de me préparer. Mon départ approchait. J'étais calme mais j'avais hâte de courir. À la ligne de départ, je croise David qui me présente à deux de ses amis du club de trail de Sherbrooke, Fanny et Dominic, qui prennent le départ avec nous. Jessy, Junior et Hélène sont venus nous encourager. Quinze minutes avant le départ, Sébastien arrive et nous dit qu'il a décidé de faire le 42 aussi, après avoir fini le 100km la veille. Il s'est décidé 30 minutes avant le départ.

À 8h00, dimanche matin, nous sommes environ 80 à nous élancer, par une matinée déjà très chaude et ensoleillée. La première section de 8km est très belle. Un beau single-track roulant et pas technique. J'ai croisé Stéphane et Vincent, que j'avais rencontrés au Peak Ultra en mai. Les deux avaient couru la veille, lors du 100km. Stéphane venait tout juste de terminer la course et avait décidé de repartir, sans avoir eu la chance de dormir. Le premier ravito arrive beaucoup plus rapidement que je pensais. Les bénévoles ont été extraordinaires tout au long de la journée. Toujours de bonne humeur, ils criaient pour nous encourager dès qu'ils nous voyaient. Un énorme merci!!!

En repartant du ravito, ça commençait à monter beaucoup. Le sentier devenait plus technique aussi. Le parcours commençait à nous offrir des paysages superbes: rivières, chutes, vallées, lacs encastrés, sommets dégarnis. C'est pour ça que je cours. J'ai croisé Nicolas quand nous nous sommes tous les deux arrêtés pour prendre une photo sur un petit pont. Nous avons fait un bout de parcours ensemble. C'est une des choses que j'aime beaucoup des courses en sentiers. Tu rencontres pleins de gens et tu fais un bout de course en jasant avec eux.

Je fini par arriver au sommet du Mont Xalibu en croisant d'autres coureurs qui prennent aussi le temps d'apprécier le paysage. La vue sur le massif du Mont Albert est à couper le souffle. De l'autre côté, le parc nous offre deux lacs, encastrés dans les montagnes avec une rivière qui les relie et qu'on entend malgré la distance à cause du fort dénivelé qui sépare ces deux plans d'eau. En tournant le coin, j'aperçois le Mont Jacques-Cartier au loin.

La section suivante est assez roulante avec pas mal de petits trottoirs de bois entrecoupés de sentiers techniques. Il fait de plus en plus chaud. En arrivant au point de contrôle du Thétra, les bénévoles me donnent une bonne dose d'énergie. Je sais que je croiserai bientôt les meneurs qui sont en train de redescendre. Quelques kilomètres plus loin, j'entend du bruit et vois deux gars descendre à une vitesse folle. Je cris et siffle pour les encourager, tout en me tassant pour leur laisser tout l'espace. À ma grande surprise, ils m'ignorent complètement. Pas de merci, ni de pouce en l'air, ni même un petit sourire en coin. Bravo pour l'attitude les gars! :P

Je finis par sortir de la dernière section boisée pour arriver dans les grosses roches et la neige. Je n'ai jamais été aussi content de voir de la neige. J'en mets dans mon buff et dans mon cou. Ça fait un bien immense pour mon corps qui est en surchauffe depuis un bon bout de temps. Je discute un peu avec Julie, une française qui vit à Toronto. Ça fait quelques fois qu'on change de position et ce n'est pas la dernière fois que je la croiserai durant la course. On s'attaque à la dernière montée vers le sommet du Mont Jacques-Cartier. De dire que c'est une section technique, ce serait un euphémisme. On ne peut même pas parler de sentier. C'est comme si quelqu'un avait déchargé un camion de grosses pierres pêle-mêle. Je croise David qui affiche un grand sourire et qui a l'air en pleine forme. Il m'épate. Je ne le savais pas aussi fort. Il terminera en environ 6h30. Bravo mon cher. Je n'essaierai pas de te suivre à l'UTHC.

Arrivé au sommet, je croise de gentils bénévoles qui me disent qu'il reste 1,8km avant le ravito. Je pensais qu'il restait 500m. C'est là que je comprends que le 42 est en fait un 45km. Je croise Sébastien qui semble avoir un plaisir fou malgré la fatigue de l'ultra qu'il a complété la veille. Il a toujours de bons mots d'encouragement pour tout le monde. Je croise aussi Dominic et Fanny, du club de trail de Sherbrooke, qui ont passé la mi-parcours. En descendant vers le ravito, les crampes deviennent plus présentes. Depuis le début de la course, je bois constamment, je mange bien et j'ai pris quelques comprimés d'électrolytes. C'est la chaleur qui m'affecte le plus et qui, selon moi, est en bonne partie responsable de mes crampes. À quelques mètres du ravito, il y a un gars couché dans le sentier avec une méga crampe. Les deux bénévoles tentent de l'aider mais le muscle du pauvre gars refuse de se relâcher. Il ne repartira pas pour compléter le parcours. Pendant que je remplis mes gourdes, Vincent arrive. Il me dit que Stéphane fait dire bonjour mais qu'il n'avait plus la force de continuer. Il aura quand même parcouru plus de 110km en 25-26 heures.

 Sommet du Mont Jacques Cartier, en direction du ravito.

Sommet du Mont Jacques Cartier, en direction du ravito.

Je repars du ravito en jasant avec Vincent. Ça m'a pris un peu plus de 4 heures faire la moitié du parcours. Je me dis que c'est toujours possible de faire le retour en 3 heures si tout va bien. On repassera pour le reality check. J'ai fait 4-5km avec Vincent. Il a un parcours fascinant et c'était vraiment le fun de discuter avec lui. C'est mon autre raison pour faire des ultras: pouvoir rencontrer des gens comme Vincent, Nicolas, Julie et les autres croisés au cours de la journée. À un moment donné, il me dit d'y aller car il commence à avoir de la misère à descendre. Je lui dis que je l'attendrais au fil d'arrivée.

La chaleur m'affecte de plus en plus, surtout dans les sections boisées, en remontant vers le mont Xalibu. J'ai hâte de sortir du bois pour laisser le vent me rafraîchir un peu. Je prends une mini-pause pour admirer le paysage avant d'entamer la descente abrupte vers le lac aux Américains. Là, je suis dans mon élément. J'adore la descente et je suis à l'aise dans cette section technique. Je repasse devant Julie qui me complimente sur ma vitesse dans les roches. Je survole le dernier kilomètre avant le ravito en 6:16. Je suis accueilli avec les cris et les sourires des bénévoles. Je tente de m'asseoir quelques secondes mais les crampes apparaissent immédiatement alors je mange un bout de banane, prend une gorgée de Coke et repars. Il me reste 8km et ça fait 7h01 que je suis parti. Je me dis que j'ai encore une chance de finir en bas de 8 heures. Je sais que c'est une section roulante, j'ai encore des jambes (malgré les crampes qui guettent) et ma fréquence est à 135-140bpm dans la montée. En m'enfonçant dans la forêt, j'ai l'impression d'entrer dans la jungle. L'humidité et la chaleur y sont accablantes. À 5,5 kilomètres de la ligne d'arrivée, je frappe un mur. J'ai encore des jambes, le cœur va bien, mais je n'ai plus d'énergie du tout. Julie reprend les devant sur une montée. Toute la journée, je l'ai trouvée très forte en montée et je savais qu'elle me rattraperait dans cette section. J'alterne marche et course. Je me rappelle le livre de Bryon Powell: Relentless Forward Progress. Comment donner tout ce qui me reste quand il ne me reste plus rien? Je suis incapable d'avaler quoi que ce soit. Je crois que ce fut le 5km le plus difficile de ma vie.

Je fini par déboucher sur un chemin plus large qui mène au stationnement du centre de service du parc. Ce serait tellement plus facile de faire ce dernier kilomètre si mes enfants couraient avec moi. À environ 500m de l'arrivée, j'entends quelqu'un crier mon nom. C'est Raphaëlle, du club de trail de Bromont. Elle a fait le 22km la veille et arrive d'une randonnée en famille. Elle m'a accompagné jusqu'au fil d'arrivée en courant en gougounes à côté de moi. MERCI! Ça m'a beaucoup aidé. Je pensais à Edith et aux enfants et j'aurais tout donné pour qu'ils soient là pour m'accueillir. J'étais un peu triste de finir la course avec personne au fil d'arrivée. Finalement, en terminant ma course, Hélène était là pour m'accueillir. C'est une autre fille du club de trail de Sherbrooke qui avait couru le 22km la veille. Elle avait décidé de nous attendre, Vincent et moi. Vincent est arrivé juste après moi. Martine est arrivée sur l'entrefaite avec Stéphane et d'autres amis de Vincent. C'était super de les voir tous pour partager ce moment de bonheur. Merci Hélène pour les photos :)

Résultat final? 8h15 pour parcourir les 45km avec plus de 1600m de dénivelé positif sur un parcours extrêmement technique et offrant des paysages à couper le souffle. Je lève mon chapeau aux organisateurs et aux bénévoles qui n'ont pas dormi beaucoup durant ce long weekend. Il y aura toujours des gens pour chialer mais je trouve que l'organisation était excellente. Pour ceux qui aimeraient faire la course l'an prochain, entraînez-vous bien parce que le parcours est brutal, surtout avec la chaleur accablante du weekend. C'est loin, mais ça vaut vraiment le déplacement. Les paysages resteront gravés longtemps dans ma mémoire, tout comme l'accueil et la générosité des gens. J'aurai la chance d'y retourner l'an prochain parce qu'Edith est déjà inscrite au Sky Marathon. Il reste à savoir si j'irai seulement pour l'encourager, si je referai le 42km ou si je tenterai l'ultra de 100km. Pour l'instant, je vais prendre quelques semaines de repos pour bien récupérer. Je vais aussi prendre le temps de voir ce que j'ai appris pendant cette course et ce que je dois travailler.

Merci Altra Running et CEP Compression :)


Where to begin? I saw beautiful and impressive landscapes, and met people that were the same way. It was hot, it was brutal, but it was worth every drop of sweat (and blood).

I left Sherbrooke Friday, just after lunch. It was tougher than I thought it would be. Edith got injured (ITBS) one week after the Peak Ultra. It was impossible, for her, to run the race with me. She decided to postponed it to 2017 (Thanks Roxanne). She also decided to stay with the kids and work on Monday, instead of taking a long weekend. I respected her decision and it lifted some pressure off me. I was afraid she would be bored, waiting for me all day while I was running the mountains. But when it was time to leave, all this logic felt rubbish. I wanted her to come. She regretted her decision. It was tough to leave her arms, to get in the car. We learn from our mistakes… I will not leave without her again.

Stress was kicking in. It would be my first race without Edith. Up until now, she was always running with me or crewing/cheering me. Now, I was leaving home, alone. When I got to Bic’s national Park, my destination for the night, it was stunning. I was loving every minute of it. But as beautiful as it can be, it fades away when you don’t have anyone to share the moment with.

Bic National Park

When I got to the base of Mont Albert, runners from the 22k were already coming in. I met funny and interesting people like Simon-Pierre who just set an FKT, a couple of weeks ago, on Charlevoix Traverse. Really cool dude. I saw Junior, coach from my town’s trail running club. He was leaving to go see a friend of ours at the halfway point on the 100k Ultra race. I went with him and we got there just in time. She looked strong and fresh, even though she was already 55k in the race. She managed to won the race on the women’s side and finished 8th overall on a brutal race with over 50% DNF rate.

In the evening, I saw the first runners of the 100k crossing the finish line. Adam Wilcox (USA) won and set a new course record (14h08m49s). Florent crossed the line with his two kids. I met Richard whom I knew virtually via Facebook. My friend Sebastien crossed the line in 6th place. You get a good dose of motivation when you see those guys finish a race. Since I was sleeping in the parking lot, I heard runners finishing through the night. At 5am, I had a coffee while watching the last finishers getting in after 24 hours. Wow! Such resilience!

T-2.5 hours #utma #trailrunning #raceday #skyrunning #running #photooftheday #instarun

Une photo publiée par Eric Côté (@talanis) le

It was now time to get ready for my race. I was calm, but I was eager to run. On the starting line, I saw my friend David, from Sherbrooke, who introduced me to Fanny and Dominic. Fifteen minutes before the gun, Sebastien showed up, ready to run. He was running the 42k even though he finished the 100k late in the evening.

At 8am, we were about 80 to start the race, on a beautiful, but already hot day. The first 8k is on a cute, non-technical, and rolling single-track. I saw Stephane and Vincent, whom I met at the Peak Ultra in May. Both of them ran on the 100k course yesterday but decided to try the 42k. Stephane finished the 100k about an hour before the start of the Sky Marathon. It was faster than I thought to the first aid station. Volunteers were great all day, always cheering and taking care of the runners. A very big THANKS!

Leaving the aid station, it started to climb a lot, and the trail was more and more technical. The scenery was beautiful: rivers, waterfalls, lakes, mountains, etc. It’s one of the reason why I run. I met Nicolas when we both stopped to take a picture of river between two mountains. We ran a bit together. It’s another thing I like about ultras: you meet plenty of people and talk along the way.

I reached the top of Mount Xalibu after passing other runners who were are stunned as I was by the beauty that was surrounding us. On one side, you had Mount Albert where the 100k was ran yesterday and on the other side, our destination before turning back: Mount Jacques-Cartier, far away.

The next part was part technical and part on wooden sidewalks. When I reached the Thetra checkpoint, I got an energy bump from the cheering of the Volunteers. I knew I was about to cross the race leaders, since it was an out and back. I heard them before seeing them. I cleared out of their way while cheering for them. They pass by me without a single word, smile or even a small hand sign. Wow, nice attitude, pricks! You are not on the road anymore; you are on trails.

Wooden sidewalks on the backside of Mount Xalibu

I finally got out of the trees and saw the snow patch. I was so happy to be able to cool down my overheating body. I met Julie, a French woman who lives in Toronto. We exchanged places many time over the race. We were now on a very technical section. It was not even a trail. It looked like someone just dropped a truck full of boulders. I saw my friend David who was running down toward the finish line, looking great and with a big smile on his face. I’m impressed. I did not know he was that strong. He finished in about 6h30. Congrats man! I won’t try to follow you at UTHC. ;)

When I reached the top, I thought the aid station was 500m on the other side… But it was 1.8km. That’s when I learnt it was 45k instead of 42k. No big deal. On the descent to the aid station, my muscles started cramping badly. Even though I ate and drank well on the way up, my body started to fail me. I think it was mostly because of the heat. There was a guy lying on the ground 10 feet from the aid station, with a sever cramp. Poor guy, it looked so painful. He never was able to start again.

 Top of Mount Jacques-Cartier, heading toward the aid station, halfway through the race

Top of Mount Jacques-Cartier, heading toward the aid station, halfway through the race

While I was filling my bottles and eating a bit, Vincent reached the aid station and we started our way back together. We talked a lot (he’s as bad as me for that). His story is very interesting. That’s another thing I like about ultras. You meet people like Vincent, Nicolas, Julie and all the others. It took me 4 hours to get up to the halfway point and I thought I could make it back down in 3. Well, I had a reality check on the way down. After 4-5km with Vincent, he told me to go because his legs were starting to give him a bad time. I told him I would wait for him at the finish line.

The heat was affecting me more and more, especially in the forest sections. I was eager to reach Xalibu and have the wind chill me down. I took a small break to take in the stunning scenery one last time, then started going down faster. I was in my comfort zone, going downhill on a technical trail. It was fun and I felt like I was flying. I pass Julie once again, but I knew I would see her again on a climb, later on. She’s such a strong climber. I got to the last aid station with a 6:16 min split on the last km. I was met once again by cheers and smiles. I tried to sit down a bit but my muscles told me it was a bad idea. I ate a piece of banana, drank some Coke and started on the last 8km stretch. I was at 7h01 at the time and thought I could still manage to finish under 8 hours. All I had left was a rolling single-track with some good ups and downs. I still had legs and my heart rate was below 140 on the way up the first hill. Heat and humidity were killing me and at 5.5km from the end, I hit a wall. I didn’t have any energy left. I remembered Bryon Powell’s book: Relentless Forward Progress. Putting one foot in front of the other, I alternated between walking and running. Julie passed me once again on an uphill and I didn’t see her again until the end. I couldn’t eat anything anymore. I think it was the toughest 5k I’ve ever done.

Finally, I got out of the woods on a wider trail, heading to the parking lot. It would have been much easier if my kids had been here to run me through the finish line. At 500m from the end, I heard my name, and turned around to see Raphaelle, from Bromont Trail Running Club. She ran the 22k Saturday and just came back from a family hike. I asked her if she wanted to run with me and she kept up until the finish line, in her flip-flops. Thanks a LOT! It meant a lot to me. I was a bit sad about finishing that race all alone, without my family. When I crossed the line, Helene was there to greet me. She’s from my town’s trail running club. She was waiting for Vincent and I to finish. That was so sweet. Vincent finished a few minutes after me. It was fun to see him and his friends and to enjoy the moment together.

Final result? 8h15 for a 45km run with over 5500 feet of climbing, on a very technical course, and with breath-taking sceneries. A huge thanks to the organization and all the volunteers that made that race possible. There will always be people to moan about a thing or two, but I think the race director and his crew did a great job out there. For those who are planning to do this race next year: Train hard because it is brutal, especially with the heat. It is far away, but it’s worth it. I will be able to go back next year since Edith is already registered for the 42k. Will I try the 100k? Maybe, but I’m not decided yet. For now, I will enjoy a few recovery weeks and will take some time to think about what I did right and what I can do better.

Thanks Altra Running Canada and CEP Compression :)

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